Manager la performance en mode de travail hybride

manager la performance

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Si vous lisez les revues de management, vous l’avez sans doute remarqué : il y est bien moins question de productivité, et bien plus de performance. Au lieu de faire plus, plus vite, il s’agit de faire mieux ou différemment pour atteindre un objectif fixé. Un glissement, en phase avec la recherche de responsabilisation et d’autonomie des collaborateurs, qui transforme le rôle du manager.

Une nouvelle organisation du travail se met en place

Pour le cabinet Robert Walters, « le confinement a fait prendre conscience aux cadres qu’ils souhaitaient plus d’autonomie et de confiance de la part de leur manager (46%), mais aussi plus d’agilité et de rapidité dans la prise de décision (42%) ». Être performant, c’est-à-dire atteindre ses objectifs plus rapidement et plus facilement, est une démarche qui implique de remettre en question les manières habituelles de procéder.

Que l’on regarde la performance ou la productivité, l’écart serait minime entre les collaborateurs travaillant au bureau et ceux basés chez eux. Selon la même étude, 78% des entreprises estiment que leurs cadres ont été « autant ou plus productifs en cette période de télétravail, démontrant l’efficacité du home office ». Cette proportion reste cependant à modérer car 35% des répondants déclarent aussi un temps de travail supérieur lorsqu’ils sont chez eux.

Au niveau des équipes, c’est une nouvelle organisation du travail qui se met en place avec des collaborateurs sur place et d’autres à distance, nomades, chez le client ou dans des tiers lieux. Comment fonctionner sans unité de lieu ni parfois de temps ? Quand les présents ne sont pas toujours les mêmes, et que s’accroît la porosité entre vie privée et vie professionnelle ? L’innovation managériale est de mise, que les consignes viennent d’en haut ou que carte blanche soit donnée aux chefs d’équipes pour trouver la meilleure manière de préserver l’efficacité opérationnelle dans leur périmètre.

Le bureau, lieu du collectif

Selon un sondage OpinionWay, la principale attente des salariés vis-à-vis de leur supérieur hiérarchique à l’issue de la crise sanitaire est de renforcer l’esprit d’équipe (46% des répondants). Et pour cela, explique JLL, rien de tel que le bureau. Non plus le bureau du « faire plus », inspiré d’indicateurs de productivité et de retour sur investissement, mais celui de la performance et du « faire mieux ».

JLL s’appuie sur une étude récente qui cherche à percer le secret des Top-Performers, ces « salariés qui détiennent un niveau de performance record ». Leur portrait-robot décrit des pratiques de travail déjà flexibles (télétravail, horaires modulable… pour 73% d’entre eux), mais aussi un fort attachement au bureau (80%), celui-ci étant conçu comme un lieu de transversalité et de connexion aux autres.

« Demain, on viendra chercher au bureau ce qu’on ne peut pas faire à son domicile : innover, vibrer au rythme de la communauté, co-construire (…) Plus les espaces et les technologies déployés sont variés et innovants, plus la performance est grande », souligne l’étude.

Beaucoup reste à inventer, dans les pratiques managériales comme dans la conception des espaces, pour que le monde du travail d’après soit mieux configuré pour la collaboration et la recherche de performance, et plus conforme aux attentes des collaborateurs. Mais la période n’est-elle pas propice à une telle réinvention ?

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