L’Expérience collaborateur, outil de résilience face à la crise sanitaire

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La 5° édition du Baromètre national de l’expérience collaborateur[1] témoigne de la montée en puissance de la pratique dans les entreprises et de ses bénéfices, bien tangibles, en période de crise sanitaire. Décryptage.

L’idée de l’expérience collaborateur fait son chemin. Une entreprise sur deux la pratique en 2021, soit deux fois plus qu’il y a trois ans. Et la tendance concerne toutes les entreprises. Car si les grandes organisations de plus de 1000 salariés constituent encore plus de la moitié des pratiquants (56%), les PME et ETI sont de plus en plus nombreuses et promptes à rejoindre le mouvement : de 35% en 2020, la part des entreprises de 10 à 1 000 salariés pratiquantes est ainsi passée à 45%. En toute logique la progression des entreprises “précurseurs“, c’est-à-dire ayant mis en place une démarche expérience collaborateur depuis plus de 3 ans, suit la même courbe ascendante. De 13% en 2020, elle a grimpé à 21 % en 2021 parmi les sociétés pratiquantes et de 5 à 10 % dans l’ensemble des entreprises. A l’inverse, la part des entreprises réfractaires a chuté de 24 à 17%.

[1] 5e baromètre national de l’expérience collaborateur, réalisé par Parlons RH en partenariat avec LumApps, Arago Consulting, Groupe Up, Wittyfit, Workday, Groupe Crédit Agricole S.A., SD Worx, Uber for Business et Le Lab RH.

 

Une agilité facilitée par l’expérience collaborateur

Ces premiers constats posés, le Baromètre 2022 s’est ensuite intéressé aux bénéfices de la démarche pour les entreprises pratiquantes. Et ces derniers sont d’autant plus évidents que la crise sanitaire et les confinements successifs qui s’en sont suivis ont agi comme des catalyseurs de l’évolution des organisations du travail. 

Dans ce contexte, l‘expérience collaborateur s’est révélée un levier particulièrement efficace de résilience. Pour preuve, 89 % des entreprises pratiquantes ont adopté une organisation hybride, parmi lesquelles 70% déclarent l’avoir systématisée suite à la pandémie (contre 53% pour les entreprises non pratiquantes) et 19% à l’avoir mise en place auparavant (contre 14 %).
Mais plus encore que dans les chiffres, c’est dans le mode de déploiement des nouveaux modes d’organisation du travail que les apports de l’expérience collaborateur s’avèrent les plus probants.

Une hybridation mieux encadrée dans les entreprises pratiquantes

71 % des entreprises pratiquantes ont, par exemple, signé un accord interne autour de l’organisation du travail, contre 36 % des non-pratiquantes. La moitié a également fait évoluer ses espaces de travail et 38 % a adopté le flex office.
Côté formation, les entreprises pratiquantes gardent également l’avantage. 39% ont formé leurs collaborateurs au travail hybride, contre 24 %. Plus éloquents encore, 75 % des précurseurs ont formé les managers à la gestion des équipes à distance, contre seulement 16 % des réfractaires.

L’Expérience collaborateur, un facteur d’équilibre pour les salariés

Les incidences de la pratique de l’expérience collaborateur sur la conciliation de la vie professionnelle et personnelle des salariés sont tout aussi flagrantes.  Les entreprises pratiquantes ont en effet été beaucoup nombreuses à mettre en place des horaires flexibles (80% contre 53 %), des horaires de réunions adaptés (63% contre 28%), le flex office, des aides à la garde d’enfants (38% contre 6%) et des outils collaboratifs (80% contre 62%). Et cette attention portée au bien-être des collaborateurs s’est avérée plutôt payante.

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’expérience collaborateurs en 2021 ? Pas tout à fait. Car le baromètre révèle aussi quelques freins persistants.

Loin d’imposer un retour massif au bureau, la lutte contre le biais de proximité pourrait ainsi contribuer à inventer de nouveaux modèles agiles, équitables et inclusifs, adaptés à l’éclatement géographique des équipes. Elle créerait alors les conditions idéales pour permettre à tous, entreprises et salariés, de profiter pleinement des opportunités apportées par le déploiement du travail hybride ou à distance et de rentrer de plain-pied dans l’ère postpandémique du travail.

Expérience collaborateur : un vecteur d’engagement

Mieux armés pour faire face à la crise, les salariés des entreprises pratiquantes sont restés plus engagés que ceux des non-pratiquantes. L’engagement s’est même renforcé pour 21% des pratiquants contre 6% des non-pratiquants. Voilà qui devrait conforter les adeptes de l’expérience collaborateurs dans leur démarche puisque, toujours selon le baromètre, l’engagement des salariés constitue, pour 72 % des répondants, le premier objectif de la démarche. 

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’expérience collaborateurs en 2021 ? Pas tout à fait. Car le baromètre révèle aussi quelques freins persistants.

Loin d’imposer un retour massif au bureau, la lutte contre le biais de proximité pourrait ainsi contribuer à inventer de nouveaux modèles agiles, équitables et inclusifs, adaptés à l’éclatement géographique des équipes. Elle créerait alors les conditions idéales pour permettre à tous, entreprises et salariés, de profiter pleinement des opportunités apportées par le déploiement du travail hybride ou à distance et de rentrer de plain-pied dans l’ère postpandémique du travail.

Un sous équipement avéré des entreprises

Relativement bien équipées pour l’onboarding et la mesure du bien-être de leurs collaborateurs, les entreprises pratiquantes n’ont à ce jour pas de moyens digitaux adaptés à la mesure systématique du ressenti des salariés. A ce défaut d’équipement s’ajoutent également, pour la majorité des répondants, le manque de temps, de moyens humains et financiers et, last but not least, un soutien insuffisant de la direction. Ce dernier frein est passé de la 10e à la 5e place des obstacles cités. Un frein que les résultats de ce dernier Baromètre pourraient bien contribuer à lever.

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes de l’expérience collaborateurs en 2021 ? Pas tout à fait. Car le baromètre révèle aussi quelques freins persistants.

Loin d’imposer un retour massif au bureau, la lutte contre le biais de proximité pourrait ainsi contribuer à inventer de nouveaux modèles agiles, équitables et inclusifs, adaptés à l’éclatement géographique des équipes. Elle créerait alors les conditions idéales pour permettre à tous, entreprises et salariés, de profiter pleinement des opportunités apportées par le déploiement du travail hybride ou à distance et de rentrer de plain-pied dans l’ère postpandémique du travail.

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